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Revue de presse

Etat des lieux des marchés !

12 mars 2018

Les marchés sont chahutés depuis la baisse de début février. Les déclarations de D. Trump laissant planer le risque d’une guerre commerciale ont elles aussi inquiété les investisseurs depuis quelques jours. Heureusement, il reste aussi des valeurs sûres dans ce monde financier parfois bien incertain : Mario Draghi.

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Il a, une nouvelle fois, rassuré les marchés jeudi dernier. L’indicateur de l’influence de M. Draghi a été le Dollar.

Jeudi matin, les investisseurs pensaient que le ton du Président de la Banque Centrale Européenne (BCE) serait moins accommodant et donc l’Euro montait par rapport au Dollar et atteignait un niveau inégalé depuis près d’un mois. Dans l’après midi le renversement était total : l’Euro reculait vivement.

La raison de ce retournement est simple : le ton de M. Draghi se révèle finalement avoir été accommodant. Il a signalé que la politique monétaire de la BCE pourrait être plus expansionniste si l’inflation baissait de nouveau ou si les conditions financières se dégradaient. Il n’en fallait pas plus pour que la confiance revienne et que l’Euro baisse assez vivement. Cette souplesse affichée par la BCE indique aux investisseurs que M. Draghi va rester à la manœuvre encore quelques mois.
Comme souvent, les taux obligataires ont baissé dans le sillage de la faiblesse de l’Euro. Les taux des emprunts à 10 ans Allemand ont une nouvelle fois baissé et ainsi que les écarts de rendements entre l’Allemagne et les autres pays européens, ce qui traduit la confiance dans les différentes économies européennes…y compris en Italie bien que la situation politique y soit assez confuse.

Les actions européennes, qui ont baissé plus que les actions américaines en février ont aussi repris de l’allant en fin de semaine après les déclarations de M. Draghi. Finalement après un choc initial assez net suite aux déclarations de D. Trump concernant l’instauration de droit de douane sur l’Acier et l’Aluminium, les actions internationales ont repris le chemin de la hausse. Comme souvent, c’est le Nasdaq, indice des valeurs des entreprises « technologiques » essentiellement, qui a tiré le marché américain à la hausse. Sur le marché des matières premières, le pétrole continue de s’éloigner des 70$. L’accroissement de la production américaine avec son corolaire de stock en hausse ont fini par peser sur les cours du pétrole qui reviennent ainsi vers 63$.

Ce retour au calme global conforte notre scénario : la croissance reste solide partout dans le monde et en particulier en Zone Euro. A ce stade, l’inflation reste relativement basse et ne constitue pas une menace majeure pour le moment. La guerre commerciale enclenchée par D.Trump et la situation politique incertaine en Italie constitue un facteur de risque non négligeable et nous considérons que cela pourrait constituer un facteur de volatilité assez élevé non négligeable. Le principal indicateur qui nous donne confiance pour la suite réside dans la très bonne tenue des résultats des entreprises : depuis le 3è trimestre 2016, les résultats des entreprises cotées de la planète ont progressé de 39% !
Tactiquement nous conservons une poche de cash, en effet, les mouvements sont parfois forts sur certaines actions et il est opportun dans ces cas-là de disposer de munitions.

Article écrit par Alain Pitous, également disponible sur le site de Forbes.