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Revue de presse

CAC 40 sous 5 000… Que faire ?

29 octobre 2018

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Les raisons d’être négatifs sur le CAC 40 sont nombreuses : on peut citer la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde qui finit par inquiéter les chefs d’entreprises et les investisseurs... le Brexit toujours en négociation... l’Italie et son budget refusé par Bruxelles… La Chine qui ralentit… La conjoncture européenne toujours aussi faible malgré le soutien massif de la Banque Centrale Européenne…

Chacune de ces raisons isolément pourrait déjà être un sujet d’inquiétudes, toutes ensembles elles justifient une large partie de la baisse.

A ces nouvelles moroses vient s’ajouter depuis quelques temps, une rafale d’annonces d’entreprises décevantes concernant leurs résultats ou leurs perspectives d’activité : Les annonces surprenantes sont durement sanctionnées par les investisseurs. Tour à tour Valeo, Atos pour ne citer que les dernières en date ont subi la dure loi des marchés avec des baisses de 20 % le jour de l’annonce de ce que les marchés appellent un « profit warning ».

Ces réactions extrêmes traduisent la nervosité des investisseurs : Ils ne veulent pas prendre le risque de rester investis dans des entreprises qui annoncent un ralentissement d’activité pouvant durer de nombreux mois.

En ce moment ce sont les grandes valeurs qui sont concernées mais le même schéma de sanctions massives lors de mauvaises publications de résultats avait déjà touché les « petits et moyennes » valeurs avant l’été.

Que peut-il se passer désormais ? Les incertitudes évoquées en début d’article ne vont pouvoir être levées que progressivement. Il est donc très probable que la volatilité des marchés dure encore quelques semaines.

Sur un horizon plus long, la situation parait plus porteuse pour les investissements en actions.

En effet, les instituts de prévision et les principales banques centrales envisagent toujours une croissance de 3 à 3.5 % pour 2019. C’est moins qu’en 2017 et même 2018, mais, le niveau des taux restant somme toute assez bas, les entreprises devraient en moyenne pouvoir améliorer leurs résultats en 2019. Le poids de la dette mondiale, souvent cité comme sujet de risque,   est certes  élevé mais semble largement sous contrôle.

Il convient toujours de faire attention à ce paramètre, mais il faut aussi avoir à l’esprit qu’une dette importante est aussi un frein à une croissance trop forte et donc à une accélération massive de l’inflation. Les taux longs pourraient donc monter mais sans exagération.

Que faire dans le contexte actuel ?

  • Attendre avant de renforcer les valeurs venant justes d’annoncer de perspectives décevantes. En effet, les sanctions sont sévères et peuvent sembler être des opportunités. Nous considérons néanmoins qu’il est préférable d’attendre que de bonne nouvelles soient annoncés avant de se repositionner. Le risque sur ces valeurs est trop important à court-terme.
  • Globalement, il nous semble préférable d’éviter d’ajouter du risque en ce moment dans les portefeuilles: les incertitudes sont trop fortes à court-terme. Il faut au moins laisser passer les élections de mi-mandat aux Etats-Unis (6 novembre.)
  • Plus généralement, le bon indicateur pourrait être le niveau du dollar ; s’il commence à baisser un peu, la pression pourrait baisser sur les actions émergentes et européennes.

D’ici là patiente s’impose donc selon nous.